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Charges favorables à l'emploi

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les auteurs

nous écrire: savornin@free.fr

 


 


Les dirigeants d' entreprises disent que les charges sont nuisibles à l' emploi. Ce n' est pas une vérité intangible. Certains pays, avec un fort taux d' imposition, ont un taux de chômage faible.

Nous voulons démontrer que c' est le système de calcul de charge qui est nuisible à l' emploi.
Si l' on taxe de la même manière une entreprise qui dispose de marges importantes avec une main d' oeuvre faible, une entreprise qui a besoin de beaucoup de main d' oeuvre mais qui a de faibles marges, une entreprise où le patron exploite ses salariés et puise dans les caisses pour ses besoins personnels, une entreprise qui mécanise ou automatise à outrance pour diminuer son personnel, alors là en effet on favorise le chômage. Car le chef d'entreprise cherchera dans tous les cas à maximiser son profit.

Dans tous les cas cités ci-dessus notre système de taxation favorise l' emploi et défavorise l' appropriation par une personne ou une minorité d' apporteurs de capitaux des ressources de l' entreprise. Un calcul du taux de taxe basé sur un revenu moyen versé égalise ces situations.
Bien sûr c' est une remise en cause complète de l' existant.

Il faut se rendre compte que, plus ou moins, les dirigeants politiques en sont conscients. Ils baissent certaines charges, ils diminuent la TVA sur certaines activités, ils exonèrent, subventionnent, se jouant de l' étanchéité des différents régimes sociaux. Au lieu de faire une politique à la petite semaine, ils feraient mieux de pratiquer une réforme structurelle.

 

L'emploi disparaît peu à peu.

Ni le CPE, ni le CNE, ni les emplois aidés, ni les aides au retour à l'emploi, ni les stages, ni les 35 heures ne peuvent inverser la tendance.
En France, 7 millions d'actifs n'ont pas d'emploi ou occupent un emploi précaire. (Henri Guaino, rapporteur du Plan)
Même dans les pays à forte croissance une grande partie de la population vit dans la précarité.

POURQUOI?
- L'agriculture n'a plus besoin de main d'oeuvre, les entreprises industrielles se sont mécanisées, automatisées et, maintenant, les services cherchent également à produire plus avec moins de salariés.

- Les entreprises sont prises dans un système financier international où elles doivent sans cesse améliorer leur résultat sous la menace de se faire absorber.
- Pour améliorer le résultat il faut réduire le principal poste de charges: salaires et charges sociales.C'est pourquoi les premières mesures de bonne gestion consistent à supprimer des emplois (plan sociaux, délocalisations, fermetures d'unités peu rentables).
- La concurrence est mondiale et les pays émergents à faibles revenus grignotent une à une nos parts de marché.
- La croissance est faible.

Nous proposons une
Révolution Solidariste

Pour répartir au mieux les revenus de la production nationale par une fiscalité des entreprises qui favorise la répartition des revenus au plus grand nombre au lieu d'être une fiscalité proportionnelle aux revenus distribués.

Pour
favoriser l'investissement source de croissance par un marché financier, accessible par tous, qui fasse écran entre le monde de la finance et celui des entreprises.

Pour
inciter chacun à s'impliquer par des mesures favorisant la prise de participation au capital social de son entreprise.

Exemple d'application aux grandes entreprises françaises:

Les 40 sociétés du CAC 40 ont réalisé 80 milliards d’euro de bénéfice en 2005 avec 4 millions de salariés, soit 20000 € par salarié.
Imaginons que ces sociétés embauchent les 2.7 millions de chômeurs en leur donnant un salaire net de 15000 €. Leur bénéfice diminuerait de moitié. En revanche elles verraient leur valeur ajoutée augmenter (pas beaucoup parce qu’elles n’ont pas besoin de salariés supplémentaires). Par contre en appliquant notre système de taxation elles verraient leurs charges baisser. Au final elles conserveraient, à peu près, le même niveau de bénéfice. L'état pourrait supprimer les cotisations Assedic et équilibrer son budget global en économisant les 72 milliards affectés au traitement du chômage.
(Ceci est un exemple extrême établi dans un but explicatif. Il est destiné à mettre en rapport la problématique du chômage, les possibilités des entreprises et les finances publiques. La résorption du chômage proviendra surtout des 2 200 000 entreprises de moins de 500 salariés qui procurent les 2/3 des emplois)

 

 

 
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